FOOTBALL

racing gonaives 2016

Le Racing FC des Gonaïves a composté dans la douleur son billet pour la grande finale de la série d'ouverture du championnat national de première division, ce dimanche 18 Juin 2017, au terme d'un match fou où le suspens a régné jusqu'au bout, 8 tirs aux buts à 7; 1-0 après 120 minutes de jeu contre la révélation de cette série, L'association Sportive du Sud’Est.

Dos au mur après avoir mordu la poussière au match aller 0-1, le RFC se devait de réagir devant son public, en vue de remonter cet handicap. Conscients de la situation, les Gonaïviens ont, dès l'entame du match, établi leur quartier général dans la moitié de terrain adverse, avec un pressing de tous les instants. Ce qui a visiblement nui aux visiteurs, incapables de développer leur football habituel.

Le Racing insiste, en multipliant les attaques et aurait même pu marquer depuis le premier quart d'heure, mais la vigilance et le bon placement du portier Jacmelien les en ont empêché. Ce n'était que partie remise, car ce qui devait arriver, allait finalement arriver. Les locaux vont finir, à la vingt quatrième minute par remettre les pendules à l'heure sur l'ensemble des deux matchs. Au terme d'une action bien orchestrée sur la droite, Stevenson Guillaume a trouvé à point nommé Bendy Charles, dont la frappe n'a laissé aucune chance au valeureux portier Jacmelien.

Déchaînés, les Gonaïviens vont se jeter dans la bataille, à la recherche du chaos. Mais trop souvent, ils vont confondre vitesse et précipitation, échouant à chaque fois, dans le dernier grste et ce, jusqu'à la fin de la première partie du match. Puis, les 45 autres minutes allaient devenir plus compliquées, avec la pression qui régnait au fur et à mesure que les minutes passaient. Le jeu devenait haché avec tres peu d'occasions, même si par moment les locaux se montraient menaçants. Plus on aprochait vers la fin du match, plus les jambes devenaient lourdes, et les deux formations n'arrivent pas à faire la décision. Et au bout de 180 minutes sur l'ensemble des deux matchs, le score est d'un but partout entre les deux formations, qui sont obligées de disputer trente minutes supplémentaires.

A ce moment là, le suspens bat son plein. Et on assiste à 30 minutes interdites aux cardiaques. La prudence est alors de mise, aucune équipe ne veut trop se jeter dans la bataille, sachant qu'il lui serait préjudiciable de concéder un but à cette phase de la partie. Entre temps, les entraîneurs commencent à consulter leurs adjoints respecifs, dans la perspective des tireurs pour les tirs aux buts. Malgré une légère domination des protégés de Clersant Clairejuste et quelques actions offensives Jacmeliennes, le score en reste là.

Place à ce qu'on appelle traditionnellement, "la séance fatidique des tirs aux buts".

Dans cet exercice, les joueurs retenus par les deux entraîneurs vont globalement se montrer à droit. A titre d'exemple, les six premiers tireurs ne manquent pas leur cible, trois tirs partout. Le quatrième tireur Gonaïvien, Ronald Présendieu avance pour exécuter le cuir, mais son tir est repoussé par le portier Jacmelien. Le Sud-estois qui suivait ne panique pas, il donne un avantage assez significatif aux visiteurs 4-3. Donc, il ne manque qu'un dernier tir pour envoyer L' ASSE en finale. James Jaquet 5e et dernier tireur a, alors la lourde responsabilité de transformer le tir de la gagne. S'il marque, ASSE est en finale. Malheureusement, il va gâcher cette énorme opportunité en loupant à son ton tour son tir.

Nous voici entré dans la deuxième partie de cette séance qui retient encore l'attention de tous, avec une énorme pression sur joueurs, fanatiques, dirigeants et même des curieux. Le premier qui manque sa tentative dans cette deuxième partie, sera néfaste pour son équipe. Les Gonaïviens vont gagner en confiance avec l'appui de leur public. Ce qui leur permet de transformer leur quatre tentatives, au contraire des visiteurs qui vont en réussir trois, puisque Frenel Badio manquera le cadre. Et c'est fini pour les Jacmeliens. Très déçus, car l'aventure s'arrête là pour cette jeune formation qui n'aura pas demérité, en atteignant les demi-finales du championnat de D1, pour sa première saison parmi l'élite. Les Jacmeliens doivent être fiers de leur équipe.

Le Racing FC, pour sa part; avec ce succès revient en finale une année plus tard, après son sacre acquis face au FICA au cours de la série d'ouverture 2016. Cette fois une autre équipe Capoise se dresse sur son chemin, il s'agit du Real Hope Academy, tombeur du FICA dans l'autre demi-finale, 1-1 à l'aller et 0-0 au latch retour. Le Racing accueille d'abord le match aller des finales à domicile Mercredi, avant se rendre au Parc St Victor du Cap-Haïtien dans une semaine pour le retour.

 

Jean Josué Mervil / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

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