ARTS MARTIAUX

Le commissaire du gouvernement près le tribunal a_coude première instance de Port-au-Prince, Me Harricydas Auguste, constatant l'irrecevabilité du certificat médical réalisé le 5 août 2010 alors que les faits présumés de viol sur la personne de Willio Dor se sont produits le 2 janvier 2010, a décidé de classer le dossier sans suite. Cette décision est une mesure administrative et le dossier peut resurgir en cas de faits nouveaux. Parallèlement, une plainte a été déposée contre le Dr Jorden's Saint-Baptiste de l'HUEH, qui a délivré le certificat médical. La plainte déposée par les avocats du ministre Evans Lescouflair se fonde sur rapport d'expertise contredisant le certificat médical délivré en faveur du plaignant, a appris Le Nouvelliste au terme d'une audition de plusieurs heures du ministre de la Jeunesse, des Sports et du Service civique au Parquet du tribunal de première instance de Port-au-Prince le jeudi 7 octobre 2010. M. Lescouflair, accompagné de trois de ses quatre avocats, Bernard Gousse, Samuel Madistin et Champagne Cardichon, un peu après deux heures de l'ordre, s'était frayé un passage au milieu de plusieurs dizaines de personnes venues le supporter et dénoncer une manipulation politique ourdie contre lui. « Kou sa pap pase », pouvait-on lire sur des pancartes exhibées par les partisans de M. Lescouflair. « Je récuse ces accusations. J'écris lundi matin au président Préval pour l'informer que je me mets à la disposition de la justice. Si le commissaire du gouvernement me convoque, je suis prêt à répondre à ses questions dès lundi avant d'écrire au président », avait déclaré M. Lescouflair le samedi 25 septembre 2010 lors d'un point de presse donné au ranch de la Croix-des-Bouquets.
Il avait aussi dénoncé un « matraquage médiatique » contre sa personne. « Ce qui me dérange, c'est le fait que quatre sénateurs de l'opposition ont déplacé une affaire juridique sur le terrain politique en vue de faire un matraquage contre un membre du gouvernement », avait confié l'instigateur de « l'Opération 2006 » ayant permis de dénicher des joueurs de grand talent. « Je suis disposé s'il le faut à démissionner. Mais je resterai sur le terrain en vue de travailler pour les jeunes et pour les sportifs », avait ajouté le ministre, un proche du président René Préval, fraîchement revenu d'un périple au Sénégal afin de finaliser le processus d'accueil des étudiants haïtiens au pays de Léopold Sédar Senghor, avec une escale en France où il informe avoir eu des réunions avec les présidents des fédérations de football et de tennis de l'Hexagone sur les dossiers de coopération. Le ministre avait qualifié « d'indécent » le comportement de certains sénateurs qui ont déplacé l'affaire sur un terrain politique.

 

Jean Robert Fleury
et Roberson Alphonse pour Le Nouvelliste

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