ATHLETISME

Le représentant de la Fédération haïtienne Moise Joseph_copyd'athlétisme amateur, Maxime Auguste, serait le seul coupable de l'absence de Moïse Joseph sur la ligne de départ des éliminatoires du 800 mètres plats mardi aux Jeux de la francophonie. Informé à temps de la modification de la programmation, il n'aurait pas informé l'athlète, qui est arrivé une heure dans le respect de l'horaire qu'il connaissait mais une heure après suivant l'horaire modifié.

Selon certains responsables de la délégation haïtienne, il revenait à Maxime Auguste, en tant que représentant de la Fédération haïtienne d'athlétisme amateur et dépêché aux Jeux pour accompagner les athlètes, de participer à la réunion qui précédait la compétition dans la matinée du mardi, à 9h. Maxime ne se serait rendu à cette réunion technique qu'à midi, soit 3 heures après l'heure du rendez-vous.

L'ancien ministre des Sports, Evans Lescouflair, qui se trouvait d'ailleurs à cette réunion en tant que membre de la commission des sages de la francophonie, confirme le retard impardonnable du technicien de la délégation haïtienne. Au lieu de chercher à connaître les modifications apportées au programme, le représentant de la FHAA se contenterait d'être présent et quand enfin il aurait été informé de la situation, il aurait prétexté qu'il aurait le temps d'informer l'athlète et aurait oublié.

« C'est un laisser-aller impardonnable. S'il savait qu'on allait l'arrêter pour manquement à ses devoirs dès son retour au pays, il ne se serait pas comporté ainsi », estime d'ailleurs l'ancien ministre des Sports.

Déjà, plusieurs athlètes haïtiens ont une dent désormais contre non seulement les responsables de l'athlétisme haïtien, mais aussi contre ceux du judo et principalement ceux du Comité olympique haïtien, à partir des informations qui leur seraient parvenues sur des sommes qui auraient disparu dans les entrailles de ces instances.

Par exemple, on se plaint de 4 000 dollars américains qui auraient été attribués à la Fédération haïtienne de judo pour la participation d'une délégation cadette de judo au mondial de cette catégorie devant servir de préliminaires aux Jeux de la jeunesse. Le président de cette fédération aurait mis trop de temps pour inscrire les athlètes, faisant du même coup perdre l'occasion aux athlètes de disputer une grande compétition. Pourtant, les 4 000 dollars alloués à cette fin se trouveraient dans une mauvaise impasse.

On se plaint du fait que la Fédération haïtienne d'athlétisme amateur recevrait 15 000 euros par an pour organiser des compétitions qui n'auraient pas vraiment eu lieu. On se plaint de la disparition de fonds en provenance de la « Solidarité Olympique » ou encore de cette manie pour beaucoup de ne remettre qu'une infime partie de ces fonds à qui ils sont destinés tout en gardant une très grande part.

A Nice, Maxime se serait dédouané de toutes responsabilités envers les athlètes haïtiens qui seraient trop âgés. Or, en tant que représentant de la Fédération haïtienne d'athlétisme amateur dont ces athlètes relèvent, il est inconcevable que ce soit le représentant d'une autre fédération qui s'en occupe. Et dans la lignée de cette atmosphère de corruption qui règne dans ce milieu, la considération de Maxime passe mal puisqu'elle pourrait découler du fait que les athlètes aient été directement contactés sur les conditions de participation aux Jeux et cela n'aurait pas plu à la Fédération haïtienne d'athlétisme amateur.